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Le départ

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NEW LIFE : tout aux aurores
Chapitre 1 sur 9 04/05/2026

Le départ

C'est fou ce qu'une décision même anodine puisse avoir comme impact et tout changer. J'étais dans ma chambre, assise sur ma valise entrain de tenter de la fermer. Évidemment c'est là que je me suis rendue compte que j'y avais mis trop d'affaires mais tant pis, elle se fermerait quand même, à moins que je ne trie une fois de plus son contenu. Les secondes qui ont suivi on a frappé à la porte, c'était ma mère. Dans la suite logique des choses, elle est entrée et m'a aidé à la fermer, à deux on a réussi à dompter cette valise. J'étais prête à partir. Je suis alors descendue juste après et Thomas, un employé, a transporté mes affaires jusqu'en bas, où Oscar, notre jardinier, a pris le relais parce qu'il y tenait. Je voyais bien que mon départ attristait mais j'avais fait ce choix à tête reposée. C'était l'occasion pour moi, d'abord pour mes études que j'allais entamer, mais également pour découvrir d'autres horizons. Et puis il y a longtemps que cette idée germait dans mon esprit, je voulais voir en présentiel des univers différents et apprendre des choses intéressantes. Découvrir et expérimenter. Lorsque toutes mes affaires ont été sorties, Oscar et Thomas les ont chargé une à une dans la voiture et toute la maison était là dehors pour me dire au-revoir et me souhaiter bonne chance dans ma «nouvelle vie». Thalia et Liana étaient en larmes et je les comprenais. Leur grande sœur s'en allait et elles ne seraient désormais que toutes les deux ici, bien qu'elles seraient quand même entourées. Sophia, Carla, Nico et quelques employés du domaine étaient présents et ça me touchait qu'ils aient pris le temps de venir me dire au-revoir et me faire un dernier sourire. Avec le temps, ils sont devenus une famille pour nous, ils m'ont vu grandir pour certains et maintenant ils me voient partir même si ce n'est pas un départ définitif, je n'ai encore rien décidé. Et d'ailleurs en parlant de famille, je ne vois ni Valentin ni Hector, mes meilleurs amis. Je savais qu'ils seraient tristes et réticents face à mon départ car on ne se verrait plus, en tout cas physiquement. On ne ferait plus du cheval ensemble avant longtemps mais ils auraient pu venir me dire aurevoir, ça m'aurait extrêmement fait plaisir. J'aimerais tellement qu'ils soient là eux aussi. Je respecte quand même leur décision et ce n'est pas grave, je comprends même si voir leur visage encore une fois m'aurais ravi. Il est temps de partir, l'heure est arrivée. Je monte dans la voiture après avoir reçu la bénédiction de tout ce beau monde. C'est vraiment difficile de dire au-revoir et de quitter tout ce que je connais, mais je ne peux pas faire marche arrière, je dois assumer mes choix jusqu'au bout. C'est ce que je voulais au final. Dans la voiture sur le chemin de la sortie de la propriété, nous roulons tranquillement. J'ai les yeux scotchés sur l'environnement qui défile à travers la vitre et mentalement je me promets de ne jamais oublier et de revenir un jour. Lorsque je me le dis, soudainement Val et Hector surgissent de nul part et sont entrain de courir après le pick-up dans lequel je me trouve, tout en hurlant d'arrêter la voiture. Ce sont des malades pleins de surprises, mais c'est typiquement leur genre. La voiture s'arrête alors et lorsque je descends j'ai devant moi deux jeunes hommes à bout de souffle, ce qui est normal après le sprint qu'ils se sont tapés. Il a fallu qu'ils débarquent de cette manière, c'est drôle, et quand je les observe ça l'est encore plus. — Tu... tu croyais te... débar...rasser de... nous aussi fa...cilement ? articule Valentin totalement essoufflé. — Tu comptais partir... sans nous dire au-revoir ?  ajoute Hector. — Bien-sûr que non, je ne l'aurais jamais voulu. C'est plutôt vous qui comptiez me laisser partir sans me dire au-revoir. — Mais non. Non non non... Comment peux-tu penser ça de moi Aora ? Hector oui mais moi non, pas vrai ? taquine Val sur un ton blagueur le sourire aux lèvres. — De quoi tu parles ? Intervient Hector en ressortant son côté blagueur lui aussi. Ne l'écoutes pas il raconte n'importe quoi. La preuve, je suis là et moins essoufflé que lui d'ailleurs. — Hey !?... — C'est bon les enfants, ça suffit, interrompé-je la pseudo chamaillerie. Vous n'avez quand même pas couru jusqu'ici juste pour que j'assiste ça ou pour me dire ce que je sais déjà pas vrai ? J'ai un avion à prendre les gars. — Oui on est au courant et c'est la raison pour laquelle nous sommes là. Il était hors de question que tu t'en aille sans qu'on ne te prenne dans nos bras une dernière fois, déclare Val. — Et puis tu n'allais pas partir sans nous entendre te souhaiter bonne chance dans ce que tu entreprendras, complète Hector cette fois. — Et te dire que nous sommes contents pour toi, termine Val. — Tiens donc, je n'étais pas au courant, lancé-je avec un sourire en coin qui s'élargit aussitôt. — Ah ah ah..., simule Hector un faux rire, ce qu'il veut dire c'est que nous sommes fiers de toi Aora, et tu peux partir tranquille. — C'est exact, et ceci, annonce Val en montrant le petit paquet dans sa main, est la raison de notre retard. Tiens c'est pour toi, c'est de la part de Cire Hector ici présent ( et ce dernier fait la révérence). — ...et de Cire Val que voici, termine Hector (et Val s'incline à son tour). — Oh c'est gentil, soufflé-je émerveillée par l'attention. Je suis touchée mais fallait pas, ce n'était pas la peine. — Si, il le fallait et on y tenait, mais ne l'ouvres que lorsque tu seras chez toi, okay ? Intervient Hector plus sérieusement et je hoche la tête comme réponse. — Maintenant tu peux y aller, il ne faudrait pas que tu rates ton vol. Vamos. De toute façon on s'écrit. Déclare Val avec son sourire adorable que j'aime tant. Après cet échange, cette dernière altercation amicale, je leur fais un câlin en les serrant très fort dans mes bras sans oublier de les remercier pour leur geste, puis une fois dans la voiture nous roulons en direction de l'aéroport. Tout commence le jour de mon vingtième anniversaire, ce jour où j'annonce la décision d'aller m'installer ailleurs pour les études que j'ai choisi mais dans un autre pays, celui où sont principalement les activités de mes parents, le pays d'origine de mon père également. Une semaine avant ce jour, j'ai fait des recherches sur les passions qui m'animent depuis ma naissance sans vouloir exagérer. Ce qui m'entoure et ce que j'ai toujours connu finalement et cet influence m'a toujours convenu. Je voulais poursuivre mes études ainsi que mes différents stages dans le pays qui me semblais adéquat, d'où la recherche de ce fameux pays, qui n'était finalement pas une recherche puisque je savais déjà à peu près où je voulais aller. Selon moi Londres serait parfait, tout était déjà établi dans ma tête, il ne manquait plus que certaines informations en détails bien que je savais déjà tout ce que je devais savoir. J'étais consciente de l'énorme changement que cela impliquerait mais ce n'était pas ça qui allait me déstabiliser au contraire. Il fallait que je fasse cette expérience, aller ailleurs, et quoi de mieux que la ville où se trouvaient tout. Le travail je le continuerais surplace sans soucis et beaucoup mieux même je dirais, puisque je joindrais la théorie que j'apprends depuis longtemps, à la pratique. De plus question école il y avait du choix, j'avais juste à en sélectionner une et voilà. Le jour de mon anniversaire est donc arrivé et dans la matinée, j'ai annoncé ma décision à mes parents. Ils étaient d'abord septiques à l'idée mais finalement ils ont validé malgré une légère tristesse mélangée à de l'inquiétude que je suis parvenue à lire dans leurs yeux, inquiétude justifiée que je partageais. Par la suite j'en ai parlé aux jumelles Thalia et Liana, mes petites sœurs de neuf ans, qui étaient inévitablement tristes également. J'ai clôturé avec mes amis Valentin et Hector mais, ils l'ont un petit peu mal pris. Le fait que je veuille partir comme ça d'un coup, c'était inattendu pour eux qui croyaient que je resterais avec eux. Ils m'en ont voulu, ils ne comprenaient pas d'où me venait cette idée, surtout que je n'en ai jamais parlé, je n'ai jamais évoqué ce sujet avec eux. Finalement ils ne m'ont plus vraiment adressé la parole après ça. Juste de la politesse lorsqu'on se croisait dans les écuries ou dans les champs, c'était un peu froid j'avoue, c'était surtout triste. Heureusement tout vient de s'arranger et ils ont accepté la situation, je n'aurais pas supporté de partir les sachant fâchés contre moi. ****** ⭐
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