Absence de mots —
pas absence de maux.
D’un simple geste naît une histoire non racontée ,
de l’histoire, des émotions indésirées ;
mon esprit n’a pas de touche « pause » :
il répète, en boucle.
Absence de sons —
et pourtant le vacarme de mes émotions
compose ses chansons.
Paix feinte ? Calme avant la tempête.
Silence de façade face à mon orage intérieur.
Cesser d’éprouver le silence pour enfin l’entendre.
Un homme ne pleure pas.
Muselé par la société,
comme un chien qu’on réduit au silence —
sentiments refoulés, noyés, oubliés ;
et pourtant toujours là, cherchant une sortie.
La source d’évacuation est tarie.
Je ne peux plus que verser des larmes sèches,
pousser des cris étouffés —
les cris de mon silence.
Si je le brise, saurais-je encore parler ?