Derrière le succès, il ya des nuits blanches, Le Sommeil qui se dérobe à trois heures du matin. Lorsque la demeure s'abandonne au repos, Et que je veille, seule sentinelle d'un dessein que nul ne garde. Derrière le succès, il ya des privations consenties. Adieu les sorties frivoles,adieu les distractions vaines. Le temps me fuit, et moi, haletante, je le pourchasse, Car je le savais : après l'orage,l'azur se révèle. Derrière le succès,il ya des repas que j'ai omis de prendre, Des étreintes que j'ai différées, Non par froideur d'âme,mais par obéissance À une exigence plus impérieuse que mon propre désir. Derrière le succès,il ya la chute. J'ai éprouvé l'échec, j'ai goûté l'amertume du renoncement, Mais jamais je n'ai livré mon âme au découragement. Je chutais, je me relevais. Derrière le succès,il ya un labeur méthodique, Forgé dans le secret des jours, Loin des lauriers hâtifs et des acclamations. Non,le succès n'est pas un long fleuve tranquille, Mais plutôt un sommet que l'on gravit. Le succès n'est pas un don, mais une conquête, Exigeant que l'on saigne avant de régner.